J'ai appris ce matin avec tristesse la mort du compositeur Luc Ferrari. Bernard l'appelait le Gainsbourg de la musique contemporaine. Je n'ai jamais su laquelle de ses œuvres fut la première du genre que j'entendis dans les années 60. Presque rien, mais fondateur ! J'aimais son approche radiophonique, son écriture varésienne, son élégance.
Je lui dois aussi la rencontre avec Colon Nancarrow dont je possède, grâce à lui, un rouleau pour piano mécanique, l'Etude #7.
Le 24 février 1992, il avait enregistré avec le Drame une improvisation intitulée Comedia dell'Amore 224 qui figure sur notre Opération Blow Up, on y entend sa voix : "C'est la nuit, et voilà".
Commentaires
Ecrit par : mememad
Je suis profondément triste d'apprendre cette nouvelle.
J'ai très bien connu Luc, sa femme et les autres... (la Muse, et ses écoliers dissipés). De nombreuses images me reviennent, La Mure et son train, Musseau, Fourès, David, Elise, et également la merveilleuse visite de Colon Nancarrow.
Et puis, et puis,... J'ai les larmes aux yeux, je me sens très seule et frustrée de ne pouvoir être auprès de ses très proches et surtout Brunhild.
Je suis déçue de constater que le site de la Muse ne promotionne que ses prochains spectacles et ne fait pas mention de la disparition de son initiateur...
Luc a toujours été à la recherche du temps perdu certes, mais du plaisir sans trop de désolation et surtout... sans être coupé...
Un très grand homme nous a quitté, je l'aperçois de loin dans son grand manteau rouge et ses chaussures violettes... et j'entends encore sa voix si particulière, nasalement ironicument ado.