The Godfather, le parrain de la soul, qui avait redonné du courage à toute la nation noire avec son "Say it loud, I'm black and I'm proud" (criez-le, je suis noir et j'en suis fier), a fini par casser sa pipe. Jamais aucun artiste de funk ne lui est jamais arrivé à la cheville, qu'il avait suffisamment enflée pour commettre toutes sortes de conneries comme, par exemple, des violences conjugales... Contrairement à un Miles Davis qui dans le récemment publié ''Les Musiciens de jazz et leurs trois vœux" de la Baronne Pannonica de Koenigswarter (Buchet Chastel) aurait souhaité être blanc et n'a hélas jamais réussi à plaire qu'à un public de bourgeois blancs, James Brown fut un héros du peuple afro-américain.
Commentaires
Ecrit par : Get Up
"If I ruled the World, everyday would be like the first day of spring" chantait James Brown dans Say it Libe and Loud. James Brown est sans doute l'artiste dont la création a été suffisamment entière pour atteindre quelque chose qu'il n'avait même pas imaginé. L'artiste de l'essence TOTALE. Celui qui a touché les êtres dans leur chair et dans leur quotidien, les éveillant.
Ne jetons tout de même pas trop la pierre à Miles Davis qui, s'il n'a pas réellement touché le public qu'il voulait joindre (dans On The Corner par exemple) y est parvenu mieux que la plupart des musiciens de jazz qui de façon paradoxale, trouvaient souvent leur musique plus captive encore d'un public bourgeois blanc alors qu'ils faisaient un effort identitaire important (Ayler, Shepp, Roach ...). Il y a là un important sujet à reéflexion sur la nature même de l'acte artistique.
Quoi qu'il ait dit ou fait la musique de James Brown a dépassé tout cela. En cela plus encore que dans son immense influence (un des musiciens les plus influents du XXe siècle sans nul doute !), il est unique.
Ecrit par : Sarko et les trois Suisses
Il n'est tout de même pas ausi bon que Johnny Halliday.
Ecrit par : jjb
D'accord évidemment avec la partie Get Up du schizofan ! La provocation est moteur à la réflexion.