Le vote blanc


Qu'est-ce que c'est que cette démocratie qui impose de voter "utile" dès le premier tour des élections sans pouvoir exprimer ses opinions ?

On nous fait croire que nous n'avons pas d'autre choix que de voter Royal pour empêcher Sarkozy. Si c'est vrai, le processus démocratique a atteint ses limites. En bref, on aura déjà voté à ma place avant même que j'ai glissé mon bulletin dans l'urne. De plus, les décisions ne se prennent plus au niveau national ni politique, mais sont entre les mains du pouvoir économique international. À moins de vous sentir vraiment représenter par l'un des candidats de "l'extrême-gauche" et que vous résistiez à la pression de la peur, la seule manière de se désolidariser de cette mascarade grossière, de ce dévoiement des institutions républicaines, de cette manipulation de l'implication citoyenne, ne serait-elle pas de voter blanc, comme dans La lucidité, le roman de José Saramago ?

Quelques questions à développer :
- La peur qui nous a fait voter la dernière fois à 82% pour Chirac n'a-t-elle pas mis en place Sarkozy ?
- Les responsables du résultat du vote sont-ils les électeurs ou les candidats dont les programmes insipides, démagogiques, anachroniques n'ont pas su les convaincre ?
- Absente des programmes des 12 candidats, la culture, fondement d'une société, s'opposerait-elle aux enjeux économiques ? Elle n'est pas plus évoquée ici que dans la Constitution Européenne refusée par les Français.
- Les responsables de notre choix de vie sont-ils nos prétendus représentants ou l'avenir est-il entre les mains de chacun ?
- Les adeptes du vote obligatoire, tels Fabius ou Sarkozy, y ont renoncé lorsqu'ils se sont aperçus que cela validerait le bulletin blanc, désaveu des institutions. Est-ce juste d'assimiler les bulletins blancs aux bulletins nuls ?

Ce billet n'est hélas pas un poisson d'avril. Bon anniversaire, Jean !

Ecrit par : le roi borgne
Jose Souza de Saramago est venu présenter La lucidité au Théâtre Mouffetard en octobre dernier dans le cadre d'Une Saison de Nobel (un mardi par mois, sous la direction d'Anny Romand) : www.nobel-mouffetard.com/

Demain 2 avril à 20 heures, à Bordeaux au Grand Théâtre, Anny Romand et Pierre Santini liront son roman précédent, L'aveuglement.
Fernando Meirelles (La Cité de Dieu, The Constant Gardener) en réalise l'adaptation cinématographique.

La lucidité sera à l'honneur au Festival d'Avignon le 15 juillet. Une Saison de Nobel présentera à nouveau cet auteur et cette œuvre et espère sa venue.

Ecrit par : yogi
je me demande toujours si la plupart des gens se mettaient à voter blanc es ce qu'ils invalideraient les élections ?
comme j'en doute cette année je vote noir ...

Ecrit par : yogi
j'en profite aussi pour te proposer un échange de liens si le coeur t'en dit
bonne continuation
yogi.

Ecrit par : jjb
Voilà ! 8o)

Ecrit par : Mehdi
Je pense que la seule chance de faire changer les choses est de présenter des candidats qui officialisent le vote blanc de sorte que s'ils sont élus, ils remettent en cause l'élection en obligeant les partis à proposer de nouveaux candidats.

Ecrit par : Jean-Jacques Birgé
Est-ce qu'il faut remettre la démocratie totalement en cause ou l'améliorer ? Ce n'est plus un problème de candidats. Notre constitution a montré ses limites, celles de la démocratie bourgeoise...

Ecrit par : René Nésansoutif
Votez, blanc, votez nul (logique pour des candidats nuls), ne votez pas mais retrouvons un peu de dignité et arrêtons cette pantalonade et le sinistre mortel qu'elle représente. N'ayons pas peur des ruines. Réinventons.

Votons noir oui oui oui ! Votons con non non non ! Votons noir car le rouge (et noir) est bon !

Bravo pour ce blog. Sympa ce message personnel (j'ai vérifié la date, ni Monnet ni Mermoz ne sont nés un premier avril ouf !)