Ève Risser m'a invité à la rejoindre pour un live d'une heure sur Radio Aligre (93.1) dans l'émission de Christian Bernard intitulée Helter Skelter aujourd'hui vendredi de 18h30 à 19h30. Nous avions joué ensemble avec Yuko Oshima au Triton le 13 mars dernier, concert retransmis par France Musique quelques semaines plus tard. Mais cette fois le studio exigu n'abritant aucun piano, je me demande bien ce qu'Ève va fabriquer. Comme elle a plus d'un tour dans son sac, je ne suis pas inquiet. Fine flûtiste, la pianiste joue aussi de l'électrophone, du Theremin, de la guitare Barbie, des petits jouets rigolos comme piano d'enfant, toupie musicale, etc. Mais ce soir ? De mon côté, je prends autant d'instruments que peut en contenir la sacoche de mon vélo : deux synthétiseurs portables, le Tenori-On et le Kaossilator, une trompette à anche, deux guimbardes, quelques percussions, et des cassettes enregistrées dans les années 70 que j'espère trafiquer avec mon AirFX. J'ai retrouvé mes vieux montages radiophoniques, un enregistrement de mon ARP2600, des scènes de reportage d'univers disparus... Quoi qu'il arrive, nous devrons rattraper les balles car nous serons en improvisation totale...
P.S. : Ève était injoignable depuis quelques jours. Elle avait seulement fêté son Prix de Conservatoire (jazz et musiques improvisées au CNSM) obtenu mercredi avec mention très bien et les félicitations du jury à l'unanimité. Trop cool et franchement mérité ! Inspirée par le vent qui fouette son visage (!?), elle jouera d'un petit clavier et du Theremin.
Commentaires
Ecrit par : jjb
Bonne rigolade à Radio Aligre où nous avons joué en aveugles ou plus justement en sourds ! Les animateurs Chistian et David étaient adorables, mais les conditions techniques nous ont fait accoucher d'un truc bizarre dont je n'ai pas la moindre idée. Faux contacts, disparition du signal, absence de retour dans les casques, micros sans contrôle, mixage saturé, notre duo improvisé était à classer en bonne place dans l'anthologie du lo-fi ! Je regardais les mains d'Ève sur son clavier ou ses yeux pour comprendre ce qu'elle jouait. Mon synthétiseur devenant soudainement muet, j'optai pour une radiophonie dont le niveau n'était pas modulable (je demandai sans succès qu'on en baisse le volume !?) en en changeant la hauteur et l'intensité par les filtres de mon AirFX. Je suis curieux d'entendre le résultat où l'indétermination tint, bien malgré nous, une telle place que John Cage en aurait été certainement très friand !