Mon goût pour les épices à s'en relever la nuit me fait automatiquement vibrer en sympathie avec Paprika, le film "onirique" de Satoshi Kon. Oscillant entre le rêve et le cauchemar, le dernier long métrage (2006) du réalisateur de Perfect Blue est un délire absolu, sorte de "thriller théorique et critique où le rêve contamine le réel pour mieux montrer la valeur du cinéma" (je cite fluctuat.net dont les critiques sont toujours affûtées). Si ce film d'animation japonais renvoie sans cesse à ce qu'est le cinéma depuis ses origines il ne manque pas de réfléchir au flot d'images qui nous submerge dès lors que nous allumons notre ordinateur. Bien malin celle ou celui capable de distinguer sans coup férir le vrai du faux. Les recherches sur la réalité virtuelle alimentent la paranoïa justifiée par les machines que nous avons créées. Qu'arrivera-t-il quand des puissances mal intentionnées en auront pris le contrôle, illégalement ou légalement ?
Du coup, j'ai commandé Millennium Actress, Tokyo Godfathers (entre 7 et 10 euros chaque, y compris Paprika) et la série Paranoia Agent, du même réalisateur.

Commentaires
Ecrit par : melux
Bons choix ! Satoshi Kon est un grand maître à mon avis.
Millennium Actress est un des plus beaux hommages possible au Cinéma.
Merci de m'avoir donné envie de rererererererereregarder tout ça ! Et bons visionnages.
Ecrit par : magic berber
Ca n'a rien avoir mais Paprika me fait penser au Festival Anima où j'avais vu un autre dessin animé plus typé "adulte" c'est Princess de Anders MORGENTHALER; un film dannois qui se passe dans le milieu de la pornographie. Je te le recommande si tu ne l'a pas vu.
Ecrit par : julien
Les japonais sont capables de s'engager. En France nous avons des pleureuses. Que se passera-t-il quand des gens mals intentionnés...? Il faudra faire des pétitions!!!! Les Français ont la culture de l'engagement par le pleurnichement et la pétition. Pour les choses sérieuses il ne faut pas compter sur eux.
Ecrit par : Fishturn
Découvert hier soir et subjugué.
Un petit passage par Deleuze pour la peine
"Toute multiplicité implique des éléments actuels et des
éléments virtuels. Il n’y a pas d’objet purement actuel. Tout actuel s’entoure d’un brouillard d’images virtuelles.
Ce brouillard élève de circuits coexistants plus ou moins étendus, sur lesquels les images virtuelles se distribuent et courent."