C'est impressionnant. Tous les écrans de la zone d'embarquement sont éteints. L'organisation d'EasyJet est idiote. Les gens font la queue sans savoir pourquoi. Il suffirait de faire une annonce à voix haute ou d'écrire deux ou trois informations sur un bout de papier. Le seul moyen de changer son billet passe par Internet, mais nous n'avons pas les codes car la réservation a été faite par Auditoire censé nous expédier à Londres. Heureusement que nous sommes deux en rade à Roissy. On en rigole alors que nous sommes coincés à la cafétéria. L'aéroport de Luton bloqué par la neige, nous sommes condamnés à attendre les instructions de l'agence ! Nous ne sommes pas seuls. Madrid, Milan, etc., partout en Europe le froid gèle les transports... C'est incroyable. Il ne fait pas si froid. Les Canadiens sont pliés en deux. Patience et flegme britannique sont de rigueur.
P.S. : ultime rebondissement (?), Auditoire a trouvé des billets sur Air France pour Heathrow ce soir... Retour à la case départ. Nous espérons pouvoir installer dans la nuit... Si tout se passe bien, il reste à envisager le rapatriement !
P.P.S. : rebelote, nous avançons le départ avec British Airways, mais nous rentrons just in time for Christmas. J'imagine que l'avenir nous réserve d'autres surprises...
Commentaires
Ecrit par : flau.
Hello,
Juste qqs notes en plus pour vous distraire dans cette attente!?
Ici, sur Paris, j'attends aussi la venue de nos "anglais" pour les fetes; meme topo que pour vous en sens inverse: d'Eurostar on se rabat sur Air France, qqs heures de plus d'attente et de retard dans les vols et les aeroports, super pour tous pour faire plus ample connaissance avec ses voisins. (voir sur site horav. les retards ou annulation)
Le plus rapide etait il encore de se tranformer en pingouin ou lapin pour l occasion et voyager avec les votre JJB dans les trains de marchandises qui ont priorite semble t il en ce moment? Guetter les wagons avec des contenaires de vetements en laine aussi!
Mais, peut etre que Father X'Mas passera par la pour vous proposer un voyage exceptionnel a bord de son traineau? I'm kidding!
Bon courage a tous deux! et a tous dans ce joyeux chaos :-)
Ecrit par : patrick
Joyeux Noel chez Eazy Jet
Le 23 décembre, à l’aéroport de Milan Malpensa, il régnait une grande pagaille.
Les passagers des nombreux vols annulés de la veille s’additionnaient à ceux du jour même. Le « speedy boarding » était annulé, les desks sensés être « toutes destinations » se transformaient en desk pour un vol Amsterdam ou Paris alors que les passagers faisaient la queue depuis plusieurs minutes et devaient changer de queues. Il n’y avait aucun manager présent, juste des hôtesses débordées et silencieuses. Tous ces passagers ne savaient pas qu’ils allaient au devant de plus grandes difficultés encore.
Après avoir finalement enregistré et passé la sécurité, nous apprîmes que notre vol pour Paris était retardé d’une heure. Nous nous y attendions. L’aérogare était bondé ; beaucoup de familles, de jeunes et aussi des personnes âgées. Notre vol était maintenant décalé de trois heures mais nous faisions partis des chanceux car il était un des rares à être annoncé : les autres vols étaient pour certains annulés et la grande majorité sans indications. Le temps passait à scruter l’arrivée de l’avion et à essayer d’obtenir une information auprès des agents Eazy jet. Sur la vingtaine de desks réservés à cette compagnie, seul celui à destination de Naples était investit par des membres de la compagnie. Ils se tenaient de dos, face à la foule en colère, l’avion à porté de regard et la peur dans leurs yeux. Les policiers italiens les encadraient, impassibles devant les hurlements des femmes. Il fallait absolument convaincre le capitaine de repartir pour éviter l’émeute.
C’est alors que j’ai compris que notre vol et les autres seraient annulés mais que cela ne serait pas annoncé tout de suite. Ils avaient peur de la réaction de la foule. Ils avaient fuis.
Notre avion était arrivé, les membres d’équipage avaient quitté l’avion, les bagages étaient sur les chariots, sous la pluie, rien ne bougeait depuis une heure. La buvette fermait ses portes.
Je suis repassé du coté de l’enregistrement où on continuait à enregistrer des vols qui seraient annulés. Un seul desk et une immense file avec un Manager qui avait retiré son pin’s Eazy Jet. Il était blanc, nerveux. Je lui posais des questions sur notre vol, sur les bagarres et il restait muet. Il décida de partir en me disant qu’il allait appeler Londres, le siège de la compagnie, pour connaître leur décision d’annulation. Il passa une porte « réservée au personnel ». Je l’attendis, longtemps. En fait il était ressortit par une autre porte. Je le ré questionnait et il m’avoua que les vols seraient tous annulés, sauf celui de Naples.
La porte « réservée au personnel » s’ouvrit de nouveau et j’en profitais pour m’introduire dans une sorte de dédale de bureau. C’est là que je les vis tous, dans un réfectoire, buvant du café et rigolant. Je pris mon appareil photo et le silence se fit. « Joyeux Noël » fut ma manière de saluer le cynisme de cette compagnie, incapable de faire face à de la neige et ses conséquences. Je me rappelais ces hommes de Wall Street et de la City qui nous ont plongés, par leur cupidité, dans la crise. Ils dirigent cette compagnie.