Portée


Les petits sont arrivés sur le fil comme une bande de hooligans. Françoise Romand a dégainé sa caméra. Mes commentaires l'agaçaient. Ne pouvais-je me taire ? La voix humaine, hors-champ, souligne pourtant la perspective. Comment échapper au cliché animalier YouTube ? Françoise a monté le morceau que Bernard Vitet et moi avions enregistré à l'été 1976, au tout début de notre collaboration qui allait durer trente-deux ans. Celle avec Françoise date de bientôt dix. Le violon, la contrebasse à tension variable et l'orgue à bouche se mélangeant aux piaillements et aux bruits d'ailes, l'évocation commune de la portée est devenue une réalité langagière bien que ce Poison soit paradoxalement une musique non écrite. Tout le monde fait semblant, les oiseaux, nous, Françoise, les spectateurs. Envie d'y croire. L'anthropomorphisme fait le succès des plans-séquences qui inondent la Toile. Retour à l'envoyeur. Les oiseaux ont donné corps à notre dialogue ornithologique. Clip.

Ecrit par : christine lapostolle
Bonjour Jean-Jacques,
je me promène ce matin sur ton blog que je n'avais pas visité depuis longtemps. Quel magnifique travail. Comme c'est bien de tenir ainsi dans la durée. J'aime beaucoup ce que fait Claudia Triozzi, j'ai regretté de n'avoir pas été à Paris pour vous écouter et voir...
amitiés. C.L.

Ecrit par : ad
mon ordi n'émet pas un bon son fidèle, dommage ... du coup j'ai branché sur ma chaine hifi et ça y est, c'est super !!!
merci à vous 2

des bises
ad

Ecrit par : santa
Great blog.