Jugements à l'emporte-pièce

Je ne cite que des films que je n'ai pas abordés dans cette colonne, histoire de picorer par ci par là, sans préjugé de style ou de qualité, jugements à l'emporte-pièce, parce qu'on n'a pas que ça à faire !
The square, un des meilleurs films du semestre
Jeune fille et Maryline sont deux très beaux portraits de femmes marginalisées par la société, avec deux excellentes comédiennes, le premier avec AAA, le second avec BBB
Action : Thor Ragnarok, film réussi de super-héros, décalé car réalisé par le cinéaste maori XXX, auteur du pseudo documentaire sur des vampires, YYY, et ZZZ. J'ai détesté Deux hommes en fuite, vain et répétitif, mais je n'ai jamais compris l'intérêt de la plupart des films de Joseph Losey qui tergiverse toujours en faux-jeton.
Mélodrames : Kodachrome est un mélo autour de la fermeture du dernier labo Kodak à développer cette pellicule. C'est à peine plus excitant que 120 battements où les scènes dialoguées sont super bien jouées, mais le rythme général est catastrophique avec des séquences techno rabâchées, quel ennui ! Intéressante évocation mystérieuse du Portrait de Jennie de William Dieterle.
Documentaires : Hitler's Hollywood est un documentaire d'archives passionnant sur le cinéma allemand sous le nazisme. Mais la palme revient à Dawson City de Bill Morrison, hallucinant montage de documents d'archives ZZZ
Films sociaux : Le portugais The Nothing Factory fait écho au français Corporate, délocalisation d'une usine contre DRH chargée de pousser les salariés à la démission, le premier recèle des coups de théâtre cinématographiques au sein d'une longue durée, le second BBB. Dans le genre "exploités, réveillez-vous !", Petit paysan de Hubert Charuel est tout simplement formidable.
Thrillers regardables : Frost, The Girl in the Fog, Budapest Noir,
Comédies : Normandie Nue, comédie poussive mal jouée. Je ne suis pas un homme facile est plus rigolo, mais il s'épuise aussitôt qu'on a pigé le principe de renversement des rôles homme-femme. Crash Test Aglae ZZZ. Le sens de la fête d'Eric Toledano et Olivier Nakache se laisse regarder, mais c'est tout de même largement ressassé, avec un Jean-Pierre Bacri égal à lui-même. Problemos est sympa, mais le scénario de Blanche Gardin n'est pas à la hauteur de ses stand-ups hilarants. Rien à voir avec l'excellent Ôtez-moi d'un doute, scénario personnel vif et inventif avec une vraie direction d'acteurs.
J'ai revu deux films qui avaient marqué ma prime jeunesse, L'émeraude tragique, puis L'ardente gitane (Hot Blood) de Nicholas Ray, sympas, sans plus. Je me suis aussi coltiné une intégrale Mae West dont j'adore les allusions sexuelles provocantes, mais ce n'est pas du grand cinéma.