Claudia Triozzi et Vincent Segal avaient joué ensemble quelques années auparavant. Lui et moi [collaborions] relativement souvent [à cette époque]. Il ignorait tout de Sandrine Maisonneuve. Je n'avais jamais rencontré les deux chorégraphes / danseuses qui ne se connaissaient pas non plus. Nous n'avions rien répété, ni préparé ensemble. Au moment d'entrer en scène les filles ont demandé si l'on attaquait direct ou si l'on se plaçait d'abord. Nous avons rejoint la salle sans avoir décidé !

Je suis arrivé en sautant à pieds joints. Sandrine Maisonneuve s'est assise à la place de Vincent Segal. J'ai traversé la salle du Triton (que je ne fréquente plus suite aux mauvaises manières de son responsable vis à vis de son petit personnel, de certains musiciens, des photographes, etc., ajoutez de stupides insultes très politiques à mon égard, ce qui par contre m'honore ; et bien que je participai étourdiment une dizaine d'années à son conseil d'administration, no body's perfect) en faisant tourner un rhombe au-dessus de la tête des spectateurs assis tout autour de la scène centrale. Claudia Triozzi chantera pendant presque toute la performance, accompagnant sa voix de mouvements du corps sans vraiment danser au sens classique du terme. Ce rôle sera dévolu à Sandrine. Cela commençait bien !
Dans le premier extrait intitulé arbitrairement "Completamente", mon Tenori-on brille dans l'obscurité. On comprendra plus tard quelle mouche a piqué Vincent pour qu'il se déchausse...
Article du 31 mai 2012