Pas une goutte n'est tombée du ciel jusqu'en début d'après-midi. Le vent étourdit-il ou rafraîchit-il les méninges ? Comme les vagues qui roulent vers ou loin de nous selon les heures. Le va-et-vient se conjugue à tous les tempéraments. Suis-je assez explicite ? Ce sont les vacances. J'envisage les après en faisant des courses à l'entrepôt d'Océane Alimentaire à Saint Guénolé et chez Marinoë à Lesconil. À midi nous nous arrêtons au Guilvinec pour un délicieux filet de lingue bleue qu'on appelle aussi julienne. Au Poisson d'avril les serveurs n'ont d'autre choix que l'humour. Nous nous promenons sur les rochers avant que la marée les recouvre.
Le silence de la mer contraste avec la montée du fascisme qu'encouragent les imbéciles qui n'ont rien appris de l'histoire. Celles et ceux qui me lisent savent tout cela. On ne convainc personne qui ne veuille être convaincu. Et puis on fait ce qu'on peut. J'ai symboliquement accepté de figurer sur la liste municipale la plus à gauche de ma ville en espérant faire bouger les lignes, au moins dans un combat de proximité. On a beau se sentir impuissant, les gouttes d'eau font les grandes rivières. Il faut sauver nos océans.