Sur les chapeaux de roues


Je me dépêche. Pas le temps de bloguer aujourd'hui jeudi. Rentré (hâlé) hier soir de l'île de Groix, j'enregistre toute la journée avec Francis Gorgé pour le nouvel album d'Un Drame Musical Instantané. C'est formidable de le retrouver chaque fois avec la même complicité que lors de notre premier concert en 1971, notre tout premier concert à tous les deux, au Lycée Claude Bernard, le premier concert de rock que nous avions d'ailleurs organisé avec Dagon et Red Noise en secondes parties ! Francis vient donc tout à l'heure avec sa Gibson SG Standard de l'époque et la nouvelle pédale d'effets qu'il vient de recevoir, une Neural Quad Cortex Mini ; d'après ce que j'ai compris, c'est aussi complexe qu'un ordi... Nous n'avons pas la moindre idée de ce que nous ferons. Francis dit qu'on improvisera. C'est plus ou moins vrai, parce que c'est un album de laboratoire très construit, qui s'élabore certes au fur et mesure, un album du Drame comme nous en composions avec Bernard Vitet. Sur la photo, Francis et moi en 1977 !
Je dois m'arrêter plus tôt que d'habitude, car je joue en concert à 21h aux Pianos à Montreuil avec Karsten Hochapfel, lui aussi à la guitare électrique, le saxophoniste Peter Corser et le batteur Reza Azard qui forment le trio Gingembre Electric. Pas eu le temps non plus de préparer, Karsten me dit lui aussi qu'on improvisera, mais là ce sera une rencontre. J'y vais avec quatre machin/e/s électroniques russes. C'est au chapeau, mais entre temps j'aurai perdu mes roues... Venez ! Je ne joue plus très souvent sur scène, et ça risque d'être rudement bien...