Ce n'est un secret pour personne, mais il faisait très chaud dimanche au jardin. J'avais heureusement acheté un grand parasol pour abriter le Quatuor Landolfi auquel s'était joint Nicolas Chedmail au cor naturel. Les filles étaient aussi sur instruments d'époque pour interpréter Reicha et Mendelssohn. Nous avons dû jouer aux chaises musicales entre la séance de 14h et celle de 17h, le soleil ayant viré de bord. C'était magnifique.
Quatuor Landolfi + Nicolas Chedmail
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Nicolas Chedmail au spat' sonore
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Le public a doucement glissé vers les coussins du studio pour écouter le duo de spat' sonores que je formais avec Nicolas Chedmail. J'adore cette alternance entre musique ancienne et nouvelle, comme les programmes que compose la violoniste Patkop par exemple.
Jean-Jacques Birgé, trompette à anche dans spat'sonore
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Il y a deux mois et demi Nicolas m'avait installé un spat' au studio pour que je me familiarise avec la spatialisation acoustique actionnée par pédales. Des câbles de frein, un peu comme sur un vélo, font bouger les pistons qui redirigent les sons vers quatre pavillons disposés loin les uns des autres.
Nicolas Chedmail au spat' sonore
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L'instrument de Nicolas est très sophistiqué avec ses 23 pistons qui dirigent les sons vers des effets étonnants, parfois très drôles ou dramatiques. Il récupérait même mes propres élucubrations vers les pavillons de son spat'. Nous en avions quatre chacun.
Jean-Jacques Birgé au spat's sonore
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Plutôt qu'une longue pièce, pas trop longue tout de même, car je n'aime plus trop les concerts qui dépassent beaucoup la durée d'une heure, nous avons improvisé des miniatures en variant les effets de spatialisation.
Si nous avions proposé de l'eau ou du thé citronnés en début d'après-midi, nous l'avons terminée avec glaces et sorbets. Jusqu'à ce que tombe la nuit.