Christiane est habituée à se faire arnaquer aux passages en douane. Je l'évoque parce que, cette fois-ci, elle s'est fait taxer sa cigarette électronique à l'aéroport de Cần Thơ. La fois précédente, c'était un briquet à celui de Lima. C'est moins cher, mais on peut imaginer ce que deviennent les objets confisqués ! Le préposé vietnamien en uniforme nous montre qu'il met dans une poubelle cet objet "streng verboten" sur le territoire, il n'est évidemment pas détruit et se retrouvera probablement au marché noir. Christiane, furieuse (ça coûte tout de même 70 €), signe la décharge en traçant une croix. À Lima, la raison était qu'on ne peut voyager qu'avec un seul briquet ! Dans le passé elle s'est fait confisquer une bouteille d'alcool à Alger qui aura certainement servi à l'apéritif des fonctionnaires alors qu'elle venait de l'acheter au duty-free. En Allemagne c'était un tube de dentifrice non emballé. D'un côté il est question de "la loi, c'est la loi", d'un autre, c'est un petit business… Elle est allée fumer une cigarette autrement plus nocive pour éliminer sa colère, parce qu'évidemment elle ignorait la dangerosité d'une cigarette électronique sur l'équilibre du pays.
En fait, nombreux pays l'interdisent, pour une question essentiellement économique (ils n'en produisent pas) et parce que les parfums sucrés pousseraient les jeunes à s'y mettre. Comme si le tabac n'avait pas joué ce rôle. Fumer en public, que ce soit au Vietnam ou en Thaïlande, est plutôt mal vu, et son interdiction pousse les fumeurs à s'isoler dans les coins les plus craspouilles.