Huế, la cité interdite (6)

Nous revoilà sur le pied de guerre aussitôt le soleil levé ! Sur le marche-pied nous sommes accompagnés par un drôle d'énergumène !

Plus loin, au marché de Dong Ba, c'est sur un coussin que pose un caniche. Au Vietnam nous croiserons des chiens, des chiens qui ne se mangent pas, alors que les chats, des chats un peu faméliques qui ne se mangent pas non plus, semblent partout chez eux à Bangkok.

Au programme de la matinée, la citadelle impériale (lien externe), dont on voit très bien qu'elle fut inspirée par Vauban. Là encore, les soldats américains ont tout saccagé, en particulier en 1968 pendant l'offensive du Tết (lien externe). Sur 148 édifices d'origine, il n'en reste qu'une vingtaine. À noter tout de même que les Vietnamiens ont su se débarrasser des envahisseurs comme ils l'avaient fait des Français, ou comme ils résistèrent aux Chinois ou à Pol Pot (lien externe). J'évoque le vingtième siècle, le passé est beaucoup plus complexe. Nous n'irons pas pour autant faire du tourisme de guerre, nous cantonnant aux merveilles architecturales et à la beauté de la nature.

Nous sommes surpris par le nombre de Chinois et Vietnamiens en costumes d'époque, beaucoup de jeunes, la vingtaine, mais aussi des familles entières sur trois générations, qui se font photographier dans des poses typiques. Certains ont apporté plusieurs vêtements dans des sacs en plastique pour varier en fonction des cadres. Les filles sont évidemment les plus nombreuses. Je ne résiste pas à l'envie de partager quelques clichés ci-dessous.

Les photographes se la jouent très professionnels et les modèles se prêtent de bonne grâce à leurs suggestions.

Tout à coup, dans un endroit discret, nous croisons un petit orchestre féminin engagé pour animer la visite.

Les musiciennes entonnent ensuite une chanson, tandis que nous poursuivons notre chemin dans la cité impériale, témoignage de la grandeur délirante (520 ha) de la dynastie Nguyên qui régna de 1802 à 1945.

Nous nous promenons de temple en palais, de jardin en jardin, mais il fait si chaud que nous sommes heureux de rentrer à l'hôtel où nous plongeons dans la piscine qui le surplombe. Depuis le roof top, immergés jusqu'au cou, nous regardons la ville composée de constructions anciennes ou vétustes et d'immeubles aux formes modernes et parfois assez ambitieuses... Il y a partout une juxtaposition de standing et de dépotoirs, les Vietnamiens ayant tendance à jeter n'importe où leurs détritus. En France, il aura fallu des années pour sensibiliser la population à respecter (plus ou moins) l'environnement. Combien de temps mettront les Vietnamiens dont la progression semble aller vitesse V, histoire de damer le pion à la Thaïlande (construction d'un aéroport géant à Hô Chi Minh-Ville pour concurrencer Bangkok) et à la Chine qui exporte trop à leur goût ?