Michel Fano est parti sans bruit

Michel Fano est parti sans bruit.
Je lui dois beaucoup.
Particulièrement le concept de partition sonore.
Mettre sur le même plan les voix, la musique, les bruits.
J'étais étudiant à l'Idhec dans les années 70 et j'avais été saisi par un rideau qui se fermait en se muant en cri.
Glissements progressifs du plaisir d'Alain Robbe-Grillet.
Fano avait un imposant synthétiseur et nous avions plus tard échangé sur le son artificiel par rapport au son naturel.
Il fait partie des pères de mon récit avec Aimé Agnel qui m'a appris à écouter et qui est lui aussi parti cet été.
Déjà que Jean-André Fieschi et Bernard Vitet ne sont plus là depuis longtemps, me voilà encore doublement orphelin...