Pause à Đồng Hới (11)

Les étapes a priori les moins intéressantes sont évidemment celles qui réservent souvent les bonnes surprises. Pour rejoindre Hanoï après-demain, nous avons fait moins d'une heure de route de Phong Nha (lien externe) à Đồng Hới (lien externe). L'église Tam Toa (lien externe) est étonnante, peut-être parce qu'il n'en reste pas grand-chose. Toujours cette fichue guerre américaine qui fit tant de ravages.

La ville balnéaire est quasi déserte. Nous en profitons pour aller à la plage où la mer est à 30°. À 17h c'est l'heure des familles. Le matin nous avions marché jusqu'aux monuments Hô Chi Minh et Mère Suôt (lien externe). Se faire trimbaler sur deux scooters Grab coûte moins cher qu'une voiture, et les coûts sont dérisoires, moins d'un euro, souvent trente centimes chacun. Nous rejoignons ainsi notre grande maison bleue avec son petit jardin après avoir siroté un jus de noix de coco, une paille enfilée dans le petit trou creusé à la machette. Les Vietnamiens négligent la chair tendre qui en tapisse l'intérieur. Lorsque le trou laisse passer une cuillère, il m'arrive de râcler.

Le plus agréable à Đồng Hới est la dégustation de fruits de mer. Je me risque à commander des huîtres chaudes au fromage, la spécialité régionale. C'est délicieux et sucré. La marmite de fruits de mer est énorme, avec grosses crevettes, calamars, poissons, tofu, champignons, etc. Cela change des soupes, des nouilles et des vermicelles, du bœuf, du porc ou du poulet. J'achète aussi un bocal de morceaux de crabe caramélisé et des petits gâteaux secs à la noix de coco. Le long de la plage, les dizaines de gargotes sont presque vides. Pour sélectionner les restaurants je compulse Lonely Planet  (Đồng Hới étant bizarrement absente du Routard) ou Internet genre Trip Advisor. En y passant un peu de temps, on arrive à sa faim !

No comment.