Hanoï, le retour (16)

L'idée est de passer nos deux derniers jours à Hà Nội en shopping et de poursuivre ce sport à Bangkok où nous ferons une courte escale. Après quelques magasins de musique, je trouve finalement un đàn bầu (lien externe) électrique, pliable, en bois de rose. L'électricité, c'est pour pervertir l'instrument, car je ne m'imagine pas capable de jouer de la musique vietnamienne avec ce monocorde dont on contrôle la tension avec la main gauche et les harmoniques avec le tranchant extérieur de la main droite qui tient le plectre. Pliant, c'est pour le faire passer en bagage cabine dans l'avion. Les dames du 70 Hào Nam étant vraiment trop antipathiques et leurs arguments tenant de l'arnaque, je trouve mon bonheur au 94 chez Tu Lan pour 80 € avec l'étui, deux cordes de rechange et deux plectres. J'ai aussi acheté des petits sifflets à coulisse en métal imitant le chant des oiseaux. Peut-être plairont-ils à Elsa et Nicolas pour leur futur spectacle, Pic Pic !

Nous ne manquons pas d'assister au spectacle de marionnettes sur l'eau Thang Long juste à côté de notre hôtel. C'est charmant, merveilleux, très différent de celui que j'avais vu il y a trente ans. La musique traditionnelle, superbement interprétée, a remplacé les bruits animaliers réalisés pourtant, dans mon souvenir, avec les mêmes instruments.

Nous avions astucieusement réservé un premier rang lors de notre précédent séjour à Hà Nội.

J'ai déjà évoqué comment nous sillonnons la ville à tort et à travers pour trouver un áo dài (lien externe), la robe brodée traditionnelle, pour l'anniversaire de ma petite fille qui vient d'avoir deux ans et adore se déguiser. D'autre part, j'ai découvert que l'huile (de baume) du tigre possédait la même composition que celle qui vient des Philippines, qui me coûte la peau des fesses commandée aux États-Unis, et qui entre dans la composition du remède miracle (lien externe), à base de noyaux d'avocat râpés, me permettant d'arpenter la planète sans plus aucun cartilage au genou, et surtout sans douleur !

Ajoutez quelques éventails, deux chemisettes et des cure-dents en bambou, beaucoup plus fins que ceux qu'on trouve à Paris, des noix de cajou et de macadamia, et hop, reprenons la balade au son des klaxons des scooters !

Nous nous promenons. Comme partout, à pied on voit mieux ce qui nous entoure. Tiens, un bus anglais devant l'opéra qui ressemble au Palais Garnier ! La dernière fois, chez Kem Tràng Tiền, (lien externe) j'avais choisi une glace au gâteau de riz, alors je teste un mélange sésame noir et algues marines, délicieux !

Il fait si chaud que nous préférons nous déplacer en scooter, ça coûte souvent moins d'un euro (depuis, un mouvement de protestation des chauffeurs Grab s'insurge tout de même contre les tarifs trop bas, en particulier suite à une hausse des frais de service) et ça fait de l'air. Mais, l'après-midi, la chaleur le rend brûlant, quasi irrespirable. Alors nous nous reposons pour ne ressortir qu'à la nuit tombée. Ici le jour se lève à 5h30, très vite, et le soleil se couche aussi rapidement, à 18h30.

Un dernier coup d'œil aux maisons-tubes (lien externe) avant de nous envoler pour Bangkok demain matin. Cela sent la fin des vacances. Nous serons contents de rentrer et retrouver Lola, Oulala et Django dont Adele s'est occupée pendant ces cinq semaines où elle était en résidence chez nous pour écrire son scénario de film.