Un soir de concert, comme je demandais à un musicien de mes connaissances, et non des moindres, ce qu'il faisait en ce moment, il prit un air franchement touché, me confiant que c'était la première fois depuis trois semaines qu'on lui posait la question, les autres se contentant de parler d'eux-mêmes et de leurs projets. Il est en effet surprenant que la plupart des artistes auxquels je m'intéresse me demandent rarement ce que, de mon côté, je fabrique. Cette question est, par contre, courante de la part de quidams étrangers à nos métiers. Comme je suis moi-même intarissable sur mes activités (ou tout autre sujet !), j'avoue faire attention de ne pas accaparer l'espace de la conversation. Les artistes sont tous égocentriques, on le sait. Mais cette tour d'ivoire dans laquelle ils ou elles s'enferment ne sert qu'à leur communication et à les rassurer. Or c'est par l'échange que naissent les véritables relations et l'élargissement de son propre univers. Comme je suis comme tout le monde, mon blog me force à m'intéresser aux autres, à les écouter pour comprendre leur univers. C'est une de ses qualités thérapeutiques, certainement pas la seule !
P.S.: à partir de demain dimanche je publie des chroniques de disques sur la meilleure revue de jazz en ligne, Citizen Jazz (lien externe), en marge de mon blog et de mon travail de compositeur. Je vais également reprendre mes séances d'improvisation "Pique-nique au labo" en enregistrant un album en une journée avec de nouveaux/velles improvisateurs/trices. La suite au prochain numéro... Si vous me posez la question ;-)