74, c'est n'importe quoi !

74, c'est n'importe quoi ! Je finirai bien par m'habituer. Quand je vois François qui en a 91, je me pense tout petit, et pourtant je ne vois pas de différence. Quelles vies ! Hier, c'était donc mon anniversaire, et la veille j'avais reçu un magnifique cadeau d'anniversaire avec la séance offerte par le saxophoniste François Jeanneau et le jeune violoncelliste Paolo Rezze. Le lendemain matin, ma compagne m'offrait, enrobé comme une promesse japonaise dans un grand foulard, la Bible de Faust, le chef d'œuvre absolu de F.W. Murnau, comme, lorsque, jeune homme, je rêvais de signer Faust. Il est certain que, si le corps a ses limites, la création artistique peut briguer l'éternité, sans payer un prix diabolique ! Je reviendrai plus tard sur ce livre merveilleux comme sur la rencontre magique avec mes deux invités. Mercredi soir, je préparai déjà l'iconographie du nouveau Pique-nique au labo, et hier je mixai les onze titres de Délivrés des livres, inspirés par le grand format d'un de mes bédéistes préférés, Marc-Antoine Mathieu. Il est déjà en ligne (lien externe), mais chut ! Ce n'est pas encore officiel...

Dès le petit-déjeuner je recevais les meilleurs vœux des amis, à commencer par le chœur familial des petits-enfants qui me touche évidemment particulièrement. Je ne peux pas répondre à tout le monde, mais le cœur y est. Soixante-quatorze fois merci !