Les miracles existent. Les miracles existent, mais il faut savoir les provoquer. J'avais expérimenté la magie de l'exploit, par exemple lors des fois où un succès populaire se substitua aux innombrables succès d'estime. C'est arrivé avec mon premier disque, Défense de (lien externe), avec le CD-Rom Alphabet (lien externe), avec l'opéra des lapins Nabaz'mob (lien externe), ou avec les droits musicaux d'un documentaire qui me permit d'acheter ma maison. Parfois, il aura suffi d'un mail ou d'un article pour déclencher une amitié durable ou un travail passionnant. Ou encore d'improviser sur les photos de Roger Ballen (lien externe) pour que notre musique occupe le Pavillon de l'Afrique du Sud à la Biennale de Venise (lien externe).
Quelle fut donc ma surprise de recevoir un courriel de Phabrice Petitdemange (lien externe), suggéré par Luigi Serafini (lien externe) lui-même, l'auteur du sublime et légendaire Codex Serafinianus (lien externe), l'ouvrage qui nous avait permis d'improviser sur des images choisies par le public et d'en faire un album (lien externe) ! Ne sachant pas comment contacter l'artiste, je n'avais pas pu l'avertir ni de mon article (lien externe), ni de l'album musical. À l'époque de mon petit texte sur le Codex, en 2014, j'avais eu énormément de mal à récolter des informations sur l'objet et son auteur. Je découvre aujourd'hui une fiche Wikipedia (lien externe) en français, un reportage de la chaîne CBS (lien externe) de l'année dernière, mais surtout Alla Ricerca Di Luigi Serafini, le film de 57 minutes (lien externe) que Phabrice Petitdemange lui a consacré, ainsi que ses performances dont une avec Luigi Serafini en personne.
